L’aventure Absolu – Championnat de France des raids

Ça y est on est en vacances ! Enfin presque. Sur la route de l’océan, il ne reste plus qu’un obstacle : le Pic du midi de Bigorre.

Absolu nous invite en effet à graviter autour de ce sommet emblématique durant tout un weekend à l’occasion de la finale du championnat de France des Raids. Lire la suite

12 Juillet 2015 : Ice Trail Tarentaise

Par Arthur

Après tant de visites de l’espace Killy en hiver, je ne pouvais résister à un petit pèlerinage d’été. Au programme : le grand tour de l’espace Killy à pieds. 65km et 5000m de D+, passages au sommet de la Grande Motte à plus de 3600m et au sommet de l’Aiguille Pers à plus de 3300m, le tout avec l’étiquette Sky Running European Championships et le plateau qui va avec, qui pourrait dire non?

Nous voilà une petite bambée à Val d’Isère le weekend du 14 juillet. Répartis sur les différentes courses; balcons de Val d’Isère, Altispeed et ITT. Il fait beau, il fait chaud mais pas trop, il n’y a pas trop de neige, ça s’annonce sympathique ! Le réveil à 2h pique un peu, la nuit a été courte mais il est temps de manger les dernières pâtes avant le départ à 4h. Petit coup de stop pour aller vers la ligne et hop il est temps de faire vérifier son sac et de rentrer dans le sas. Les élites arrivent, coucou Emelie, et c’est parti !

Où est Charlie?

Où est Charlie?

Jusqu’à Tignes tout roule, ça va étonnement très vite et je me retrouve en 1h à Val Claret pour la montée à la Grande Motte. Comme à la Saintélyon, je suis dans le tempo de Maud Gobert qui n’est pas vraiment dans un grand jour (elle abandonnera vers la moitié). La montée sur les pistes n’est pas la plus belle qui soit mais avec le lever du soleil ça reste bien joli. On prend pied sur le glacier et c’est là que ça se corse. Montée dré dans le pentu sur la piste rouge enneigée de la Grande Motte jusqu’en haut du téléphérique, je croise un mec sans bâtons comme moi qui me demande si je prépare aussi la diagonale : « euh non, je suis juste con! ». Ce sera le seul point où les bâtons m’ont vraiment manqué. Le sommet de la Grande Motte s’enchaine bien, passage de la rimaye sur des échelles, belle arête avec le chemin bien préparé par l’organisation, au top ! Je m’arrête au sommet faire quelques photo.

Arrivée au Sommet

Arrivée au Sommet

Pas dégueux du tout

Pas dégueux du tout

Au top !

Au top !

Passage technique à 3600m.

Passage technique à 3600m.

Dans la tête la difficulté la plus dure est passée, dans les faits il reste encore du chemin… La descente jusqu’au Col de Fresse est assez laborieuse et lente, à partir de là on passe dans la partie sauvage du parcours jusqu’au pont de la neige, c’est la plus belle. C’est dans ce beau décor que la fringale arrive gentiment, je me force à manger et boire mais je n’ai plus vraiment de jus. Arrivé au col de la Rocheure (que j’espérais secrètement déjà être le col des Fours merci Cédric Pugin pour le retour violent à la réalité…) je me prends quelques minutes de pause pour manger une barre et reprendre mes esprits. Ce n’est pas la grande forme mais ça va petit à petit mieux, la petite blague au col des Fours au bénévole qui me demande pourquoi je n’ai pas de bâtons, « les bâtons c’est pour le ski » et le deuxième arrêt à la cascade avant la montée à l’Aiguille Pers feront du bien, je redouble enfin des gens et arrête de me faire doubler, le moral est bon il ne reste plus qu’une montée et une longue descente, je vais finir. La montée est très longue mais sympathique, on double les attardés de l’Altispeed passage au sommet puis on file vers le Col de l’Iseran. Dernier ravito rapide avant la montée au tunnel, petite montée sur le papier mais bien cassante en réalité. Une fois le tunnel passé il ne reste plus qu’à descendre droit vers l’arrivée et hop c’est réglé !

Bien content de finir, dans un temps correct de 11h52 à seulement 4h du 1er… Une belle 84e place à la clé et un bon entrainement pour fin août…

L'arrivée, il était temps !

L’arrivée, il était temps !

Le reste du weekend sera plus axé détente, pêche à l’Ouillette, bières chez Jules, feu d’artifice et bal des pompiers !

Il y a pire comme cadre !

Il y a pire comme cadre !

A dans 6 semaines pour la suite…

15-16 novembre 2014 : Du trail et du ski

Le trail :

Après une participation l’an dernier qui m’avait laissé un goût de reviens-y, me voici de retour à Sathonay-Village pour cette course des irréductibles. L’impression est la même : une organisation associative et sympa, une ambiance conviviale et familiale, un parcours sympa et un crépuscule qui permet de bien se mettre en jambe pour la saintélyon (#spoiler). Sachant que le lendemain nous réservait du ski, je me suis contenter du 13km cette année, mes acolytes PE, Maurice et Raph s’alignant eux sur le 22km. Au final une bonne course bien roulante, une sympathique 3e place et un plein de confiance pour la saintelyon (#re-spoiler). On reviendra !

Le ski :

Réveil à 5h20 pour rendez-vous avec Rémy, Brize et Marco à la ferme, la décision finale de la destination se fera 1000m avant la sortie Valmenier : on va en Haute-Maurienne voir ce que Pauline nous a encore concocté de beau ! On se gare sur la route d’Avérolle et on pousse un peu grâce à Cédric (merci). Passage à côté du refuge et on se dirige vers le col de la Bessanèse en se disant qu’on verrait bien ou on irait. Montée jusqu’à la dent du Collerin et belle vue sur la plaine du Po.

Pour le reste je cite Brize :
« Première sortie de l’année pour certains deuxième pour d’autres, semelles à peine éraflée pour certains, bien trouée pour d’autres… les impressions des participants sur cette sortie ont été donc assez variées à la fin de la journée.

A mon humble avis, une bonne sortie de reprise, une incursion à 3300, des zones de bon ski, pas mal de zones de ski sur des œufs. Beau soleil le matin, belle vue sur l’Italie, et pas croisé un chat (ça change du printemps dans le secteur). Bref, bien content. »

Retour à la voiture et accueil crèpes de Cédric (re-merci), au top !

 

Vivement les prochains weekends !

2 – 7 juillet 2014 : Le rude Raidaran de la BBTR

Suite à une inscription compulsive au mois d’avril, on s’est retrouvé à ce « petit » Raidaran dans les Pyrénées…

L’endroit : Le Val d’Aran, en plein cœur des Pyrénées, côté espagnol (ou plutôt côté catalan).

Le format : 50h – 55h en non-stop, le temps de faire entre 200 et 250km de trek / VTT / roller, le tout en orientation. Deux courses : « élite » en équipe de 4, « aventure » en équipe de 2+1 assistant.

L’équipe : la BBTR reloaded, celle du Raid In France 2012, Fabien, Maëlle, Etienne et Rémy.

Le résultat [spoiler alert] : Contre toute attente, on finit sur la 3e marche du podium. Inattendu !

Podium

Podium

Le récit…  Lire la suite

29 juin 2014 – Marathon du Mont Blanc – Il parait que la vue est belle…

Par Arthur

Après le grand beau pour le 80km et un temps correct pour le cross qui a vu les belles perf de Thomas et Arnaud ainsi que le 10km à l’organisation peu rigoureuse qui a vu s’exprimer Laure et Brize, les prévisions se confirment : pluie, vent, froid et nuages pour le marathon du dimanche. Finis les 42,195 km avec 2500m de D+ pour 1500m de D-, le parcours est modifié pour éviter la neige, un petit m de moins, une montée amputée qui enlève 400m de D+ et une arrivée à Chamonix pour le plu grand bonheur du public. On oublie donc la vue magnifique attendue et on enfile le colant d’hiver.

Gros plateau sur ce marathon, avec en grand favori Killian Jornet de retour d’Alaska qui a gagné le km vertical le vendredi. Une averse se déclenche 5min avant le départ histoire de mettre tout le monde dans l’ambiance. Sur la ligne avec Fabien et Albert, on est bien loin des premiers à cause de notre arrivée un peu tardive. On doit passer la ligne 1min ou 2 après Killian dans les 500 derniers, on aura le temps de remonter.

La première moitié est bien roulante, on met un bon rythme histoire de rattraper le plus de gens possible pour ne pas être dans les bouchons à Vallorcine. Barts nous laisse partir en se disant qu’il nous bouffera dans les montées. Arrivés à Vallorcine, ça monte, enfin ! Un pied devant l’autre jusqu’au col des posettes. La descente vers le Tour se fait presque aussi vite que skis aux pieds. Une petite montée, une petite descente technique et nous voilà en bas de la dernière grosse montée pour la Flégère. C’est long, les km font mal, je n’arrête pas de me retourner pour voir si Barts revient. Arrivée à la Flégère, Killian est déjà arrivé depuis longtemps, Albert est devant, Barts n’est pas encore revenu, l’arrivée est en vue. Une longue descente plus tard passée à se retourner et à oublier les crampes et enfin Chamonix. L’arrivée est grandiose avec beaucoup de monde dans la rue, ça fait vraiment plaisir, on oublie les crampes pour un petit sprint comme au cross au collège !

Bilan, Killian gagne en 3h23, Albert nous pose tous en 4h43, 5h00 pour moi et Barts en 5h20. On notera aussi les 5h23, 5h38 et 6h06 de Martin, Rémi et Guillaume, des collègues du boulot.

Photo souvenir !

Photo souvenir !

On reviendra pour la vue et l’arrivée à Planpraz !

31 Mai 2014 : Maxi Race – Un ultra comme on les aime !

Par Fabien

86km, 5300m de déniv…

Voilà, la course vient de se terminer. Le soleil brille, il fait chaud. Je suis allongé dans le lac encore un peu frais, les jambes raides mais le sourire béat. Je me laisse tremper pendant que je me remémore ma journée marathon.


1h30 : après un sommeil quasi-nul, le réveil sonne et je me mets immédiatement dans la course. Le sac est déjà prêt, il ne reste plus qu’à remplir le camel réparé la veille (cet élément aura de l’importance plus tard), et c’est parti.

2h30 : arrivée sur la plage d’Albigny. Des zombies habillés en trailer débarquent de toute part, les yeux collés par le manque de sommeil mais motivés comme jamais pour affronter cette journée qui promet d’être un énorme morceau. Pour ma part, je prends l’option bâtons + l’option « je ne pars pas trop loin de la tête de course pour ne pas bouchonner dans la montée du Semnoz ».

3h00 : après un briefing express … 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … c’est parti !!! L’ambiance est géniale au départ, on croise des types qui sortent de soirée qui se foutent de notre gueule ^^ et puis surprise : ça part plutôt très vite ! Je vais à mon rythme en traversant Annecy, je sais que la montée du Semnoz va être longue et usante dans la nuit. Au bout de quelques minutes, l’ascension commence, je connais super bien cette montée, je sais que tout passe en courant, et je suis plutôt à l’aise. Malheureusement je remarque très vite une certaine humidité sous mon sac à dos qui se propage très vite sur tout le corps… La réparation du camel n’a pas tenu 😦

En haut du Semnoz

5h10 : après une montée du Semnoz avalée plutôt rapidement et en doublant pas mal de concurrents, j’arrive 20 min avant mon temps de passage prévu au premier ravitaillement. Le rythme est bon et je ne traine pas au ravito pour éviter de perdre tout l’avantage gagné jusqu’à là. A fond dans la descente, je rattrape quelques concurrents dont un gars qui vient de se péter la cheville et qui abandonne déjà. En bas de la descente, et au bout de quasiment 2h30 de course, un petit panneau « reste 60km » vient nous rappeler le contenu de la journée… Allez, encore quelques montagnes russes et me voilà à St Eustache à 6h pétante !

6h : l’arrivée à St Eustache est très humide (mon camel est totalement percé et mon short est complètement trempé…). Je croise un gars de l’équipe de raid Maxirace, avec qui je discute rapidement avant de repartir en montée en direction du col de la cochette. Même si j’avais fait cette grimpée (800m D+ environ) à l’entrainement, cela n’a rien à voir à ce moment-là. J’ai un gros coup de moins bien, et la boue + les pentes très raides ne m’aident pas beaucoup à trouver le bon rythme ! Tant pis, je me résouds à avancer en mode mécanique et à ne pas trop réfléchir. Au sommet, je double un concurrent qui a l’air au plus mal victime de crampes d’estomac, mais qui me redoublera peu après à la suite d’un arrêt technique. La descente qui suit est géniale, hyper technique. Je me fais plaisir en redoublant les concurrents qui m’avaient doublés dans la montée. Je retrouve du poil de la bête et l’enchaînement crête / descente jusqu’à Lathuile se passe très bien. Il reste 2km de route environ jusqu’au ravitaillement de Doussard qui signifie la mi-course… ouf !

8h40 : arrivé au ravito, je m’allonge directement avec les jambes en l’air pour essayer de récupérer. Je m’alimente un peu tandis que je recroise le concurrent qui était au plus mal quelques km avant (Benoit), et qui me propose de continuer le trajet ensemble. J’accepte, même si je sens qu’il est un peu plus affuté que moi, donc je crains de le ralentir. C’est parti pour la deuxième partie du trail, qui s’annonce comme une longue résistance.

C’est reparti : montée du col de la Forclaz (plutôt rapide). Je mène le train devant Benoit et on garde un très bon rythme. Petite redescente vers Montmin, où un petit point d’eau nous attend (toujours aussi utile avec cette poche à eau qui fuit !). Puis remontée vers le chalet de l’Aulp 400m plus haut. Les difficultés commencent pour moi, et la boue et le brouillard commencent à me travailler sérieusement. Je m’accorde donc une petite pause aux chalets et je laisse mon compère filer à son ryhtme.

Avec benoit vers le chalep de l'Aulp

Je repars et la descente + la remontée vers le pas de l’Aulp va être un véritable carnage. La boue + le brouillard + la terre glaise ralentit considérablement la progression. Heureusement, en haut, il ne restera plus que 1200m de D+ environ. La descente est très pénible, un grand chemin plein de pierres sans virages et qui descend à 30%. Les cuisses commencent à dire bravo et les concurrents sont éparpillés dans cette descente. En bas, un nouveau point d’eau et je retrouve Benoit, qui a vraiment morflé dans cette descente sans bâtons…

C’est décidé, on finit ensemble ce parcours. Le soutien mutuel et l’arrivée du soleil ne seront pas de trop pour affronter cette dernière section. Mais avant d’arrivée au dernier ravitaillement de Menthon, il faut remonter, puis redescendre, puis remonter… Bref, les kilomètres défilent très doucement ! Enfin, c’est l’arrivée sur Menthon et son ravitaillement salvateur.

13h30 : Dernière section, on part en montée, à l’économie et en assurant un rythme correct. Il commence à faire chaud. La montée jusqu’au col des contrebandiers est longue… Encore 200m techniques et enfin voilà le Mont Baron !!!

Mont Baron

On peut enfin souffler, le plus dur est passé. Une dernière descente technique, longue mais que je connais par cœur et nous voilà au bord du lac. Plus qu’1 km sur les berges du lac d’Annecy. Beaucoup de spectateurs qui nous encouragent. Je rassemble mes dernières forces. Plus que quelques mètres. Allez, un petit tapis rouge pour finir cette MaxiRace… Et hop !

Arrivée


 

Résultat : 152ème / 1450 participants   –   13h01 de course

Bilan : une belle course, un objectif rempli, une grosse envie de continuer et surtout de progresser. Et aussi : découverte du vrai esprit trail avec mon compère de souffrance ! Merci !