Un raid au sommet !

Voilà 6 mois qu’on l’attendait, le raid des dentelles 30h est enfin confirmé !

Gillou est au taquet, bien que quelques égarements au Jura4 Pattes l’aient un peu refroidis, Maëlle et Etienne ont l’air en forme mais comptent bien cette fois-ci ne pas oublier de balise (toujours ce Jura4pattes), et Fabien est à fond pour démontrer l’efficacité de sa préparation trail-confinement à ses équipiers ! Cerise sur le gâteau, on a Nini et son camion flambant neuf pour nous accompagner sur cette aventure. Feu !

Direction le Lubéron et la petite ville de Pugey. Après un début d’automne bien chaud, c’est en short qu’on débarque dans le sud. Oula ! le Mistral nous rappelle que l’hiver n’est pas loin et que ce n’est pas sur cette édition qu’on devrait souffrir de la chaleur. On est bien content de retrouver tous les copains, avec cette année notamment pas moins de 3 équipes de Gones Raideurs sur le départ !

Le raid commence par un trail très rapide et roulant de 14km, puis 30km de kayak sur la Durance aval, face au vent et avec peu de débit. On opte pour une transition rapide au kayak, restant en pantalon et avec juste un kway en plus sur le haut. C’est gagnant, car sur l’eau il ne fait pas si froid (à part les mains), et on se retrouve vite devant. Les équipages fonctionnent mieux qu’en Croatie 🙂 (cf. CR ARC).

Le kayak est splendide, couleurs du lever de soleil, les oiseaux nous montrent le chemin et on profite de petits rapides pour rester dans le wagon des équipes de tête, avec les 200teams et les chauds patates. 2 équipes mixtes nous doublent sur la fin, dont les Ligeraid bien plus costauds que nous !

Finalement, l’orga décide de couper la 2ème partie du kayak, où le manque d’eau et le vent de face auraient été fatals pour le timing du reste de la course. Ce shunt est le bienvenu ! et nous laisse 1h pour se réchauffer et se restaurer avant de repartir pour 24h non-stop.

4 équipes devant nous, dont 2 mixtes. On recolle rapidement aux copains du Ligéraid, mais ces derniers ont plus de péchu dans la montée sur le Lubéron. Pas d’affolement, on les laisse s’échapper. D’ailleurs notre rythme n’est pas si mal car on rattrapera rapidement la 1ère équipe mixte sortie quelques minutes plus tôt que nous du kayak. Derrière, Absolu a l’air de vouloir pousser fort car ils nous ont presque rattrapés. Mais après la montée, ça descend 😊 Youhou ! on kiffe. Merci pour ce beau tracé ! Puis ça nous réussit. On recolle aux Liégraid. Mais ils repartent devant dans la montée. On jouera pas mal avec eux à l’accordéon sur ce raid. Petite pause CO-urbaine à Opède, c’est super sympa d’avoir les copains-assistants pour nous encourager et donner quelques bonbons. Prochaine section : trek-canyon, bien vendu par l’organisation, avec la promesse de longs passages sauvages… Les Ligéraid profitent de la transition pour prendre quelques longueurs d’avance. Effectivement, cette section est superbe. Sur les traces des anciens raids des dentelles, on s’enfonce un peu plus dans les méandres secs de ces beaux massifs du Vaucluse. On se régale. Puis la forme est là, on galope bien en descente et on traîne pas dans les montées. On rattrape les Ligéraid, petit brin de causette et on enchaîne, fin de section en canyon sauvage à la tombée de la nuit. On n’aura pas croisé le loup aperçu par l’orga pendant les reco… faudra revenir plus discrètement !

Allé, c’est maintenant que le raid démarre vraiment… Mais bon, on a beau attaquer le vélo au tout début de la nuit où on est censé être en forme, 20 minutes de vélo sur piste suffisent à endormir Maëlle. Allé 1h30 à serrer les dents pis ça ira mieux ! Au final ce sera ça toute la nuit, alternance de moments d’éveil dans les sentiers techniques et mode radar sur les sections roulantes… Rappelez-nous de penser à prendre du café pour la prochaine fois…

Gros choix d’itinéraire sur ce 1er vélo de nuit, une petite erreur nous fait repasser derrière les Ligéraid, puis on les double de nouveau et cette fois ci on ne les reverra plus… la montée au Ventoux s’enchaîne bien, beau portage dans un petit village qui réveille, puis long poussage, puis montée piste… On arrive tout endormis 40 km plus loin, à la transition, prêts à en découdre avec le Ventoux!

Nini nous refait le plein, une part de tarte et on y va. Montée d’un bon train, jusqu’à aller chercher un beau sentier à flanc qui traverse tout le massif. On décide de courir pour ne pas y passer trop de temps, mais décidément ce sommeil est bien accroché chez Maëlle encore une fois… le rythme ralentit très vite, les yeux se ferment, affreux ! Heureusement, au bout de la traversée le sentier part en épingles en montée, et nous rapproche de la crête, et donc du vent et du froid. Tout devient blanc givré… Ça rebooste et on n’a plus du tout envie de faire la sieste ! Quelle ambiance au sommet dans le vent, de nuit… Mais bon on ne va pas s’arrêter prendre froid pour autant ! alors go dans la descente, un peu au bluff dans un premier temps car la nuit et le brouillard rendent la lecture des chemins dans le pierrier un peu aléatoire. On reste motivés pour une grosse descente à la balise 30. Aller-retour ? non il veut surement nous faire prendre le canyon en face… Mais bon, le plantage en VTT quelques heures plus tôt nous ayant rappelé l’adage : « la nuit, pas de folie », on décide la sécurité en remontant par le même chemin, ce qui nous permet par la même occasion de voir quelle avance on a sur les poursuivants… qu’on ne croisera pas. C’est bon signe… (on apprendra plus tard qu’à défaut de poursuivants on avait des poursuivis pas bien loin, les 200 teams pour qui le trek a été difficile…), t on reviendra prendre ce canyon de jour une prochaine fois. Retour sur la crête du Ventoux au lever du jour. Magique. Et c’est fou comme ces premières lueurs effacent la nuit blanche qu’on vient de passer. Puis en plus le raid est presque fini ! Il ne nous reste qu’une superbe descente enduro. On se régale ! Même si on se retrouve bloqués par un troupeau de moutons et ses 10 patous… pas glop. Heureusement la bergère n’est pas loin et nous ouvre le passage. Ca sent tellement la fin que la concentration baisse et à l’approche de la dernière balise, nous rappelant le briefing « et vous finirez par un petit tour dans les ocres », on plonge ni une ni deux dans la carrière d’ocres qui se présente ! Panique à bord, on comprend pas où on est, seul Etienne est sur la carte, nous on n’en mène pas bien large, nous qui nous croyions arrivés ! On replongera trois fois dans la carrière (de façon plus ou moins maitrisée…) avant de retrouver nos esprits et de comprendre la carte… ce petit jardinage de fin nous vaudra quelques vannes à l’arrivée mais c’est largement mérité :’)

Douche, frites, bières, les 400 teams auront assurés jusqu’au bout l’organisation impeccable de ce raid. Et quel tracé ! on s’est régalé, merci pour cette belle ‘venture, lA vraie !  Et Merci Nini, assistante en or, à nous attendre toute la nuit dans le froid…

L’aventure Absolu – Championnat de France des raids

Ça y est on est en vacances ! Enfin presque. Sur la route de l’océan, il ne reste plus qu’un obstacle : le Pic du midi de Bigorre.

Absolu nous invite en effet à graviter autour de ce sommet emblématique durant tout un weekend à l’occasion de la finale du championnat de France des Raids. Lire la suite

12 Juillet 2015 : Ice Trail Tarentaise

Par Arthur

Après tant de visites de l’espace Killy en hiver, je ne pouvais résister à un petit pèlerinage d’été. Au programme : le grand tour de l’espace Killy à pieds. 65km et 5000m de D+, passages au sommet de la Grande Motte à plus de 3600m et au sommet de l’Aiguille Pers à plus de 3300m, le tout avec l’étiquette Sky Running European Championships et le plateau qui va avec, qui pourrait dire non?

Nous voilà une petite bambée à Val d’Isère le weekend du 14 juillet. Répartis sur les différentes courses; balcons de Val d’Isère, Altispeed et ITT. Il fait beau, il fait chaud mais pas trop, il n’y a pas trop de neige, ça s’annonce sympathique ! Le réveil à 2h pique un peu, la nuit a été courte mais il est temps de manger les dernières pâtes avant le départ à 4h. Petit coup de stop pour aller vers la ligne et hop il est temps de faire vérifier son sac et de rentrer dans le sas. Les élites arrivent, coucou Emelie, et c’est parti !

Où est Charlie?

Où est Charlie?

Jusqu’à Tignes tout roule, ça va étonnement très vite et je me retrouve en 1h à Val Claret pour la montée à la Grande Motte. Comme à la Saintélyon, je suis dans le tempo de Maud Gobert qui n’est pas vraiment dans un grand jour (elle abandonnera vers la moitié). La montée sur les pistes n’est pas la plus belle qui soit mais avec le lever du soleil ça reste bien joli. On prend pied sur le glacier et c’est là que ça se corse. Montée dré dans le pentu sur la piste rouge enneigée de la Grande Motte jusqu’en haut du téléphérique, je croise un mec sans bâtons comme moi qui me demande si je prépare aussi la diagonale : « euh non, je suis juste con! ». Ce sera le seul point où les bâtons m’ont vraiment manqué. Le sommet de la Grande Motte s’enchaine bien, passage de la rimaye sur des échelles, belle arête avec le chemin bien préparé par l’organisation, au top ! Je m’arrête au sommet faire quelques photo.

Arrivée au Sommet

Arrivée au Sommet

Pas dégueux du tout

Pas dégueux du tout

Au top !

Au top !

Passage technique à 3600m.

Passage technique à 3600m.

Dans la tête la difficulté la plus dure est passée, dans les faits il reste encore du chemin… La descente jusqu’au Col de Fresse est assez laborieuse et lente, à partir de là on passe dans la partie sauvage du parcours jusqu’au pont de la neige, c’est la plus belle. C’est dans ce beau décor que la fringale arrive gentiment, je me force à manger et boire mais je n’ai plus vraiment de jus. Arrivé au col de la Rocheure (que j’espérais secrètement déjà être le col des Fours merci Cédric Pugin pour le retour violent à la réalité…) je me prends quelques minutes de pause pour manger une barre et reprendre mes esprits. Ce n’est pas la grande forme mais ça va petit à petit mieux, la petite blague au col des Fours au bénévole qui me demande pourquoi je n’ai pas de bâtons, « les bâtons c’est pour le ski » et le deuxième arrêt à la cascade avant la montée à l’Aiguille Pers feront du bien, je redouble enfin des gens et arrête de me faire doubler, le moral est bon il ne reste plus qu’une montée et une longue descente, je vais finir. La montée est très longue mais sympathique, on double les attardés de l’Altispeed passage au sommet puis on file vers le Col de l’Iseran. Dernier ravito rapide avant la montée au tunnel, petite montée sur le papier mais bien cassante en réalité. Une fois le tunnel passé il ne reste plus qu’à descendre droit vers l’arrivée et hop c’est réglé !

Bien content de finir, dans un temps correct de 11h52 à seulement 4h du 1er… Une belle 84e place à la clé et un bon entrainement pour fin août…

L'arrivée, il était temps !

L’arrivée, il était temps !

Le reste du weekend sera plus axé détente, pêche à l’Ouillette, bières chez Jules, feu d’artifice et bal des pompiers !

Il y a pire comme cadre !

Il y a pire comme cadre !

A dans 6 semaines pour la suite…

15-16 novembre 2014 : Du trail et du ski

Le trail :

Après une participation l’an dernier qui m’avait laissé un goût de reviens-y, me voici de retour à Sathonay-Village pour cette course des irréductibles. L’impression est la même : une organisation associative et sympa, une ambiance conviviale et familiale, un parcours sympa et un crépuscule qui permet de bien se mettre en jambe pour la saintélyon (#spoiler). Sachant que le lendemain nous réservait du ski, je me suis contenter du 13km cette année, mes acolytes PE, Maurice et Raph s’alignant eux sur le 22km. Au final une bonne course bien roulante, une sympathique 3e place et un plein de confiance pour la saintelyon (#re-spoiler). On reviendra !

Le ski :

Réveil à 5h20 pour rendez-vous avec Rémy, Brize et Marco à la ferme, la décision finale de la destination se fera 1000m avant la sortie Valmenier : on va en Haute-Maurienne voir ce que Pauline nous a encore concocté de beau ! On se gare sur la route d’Avérolle et on pousse un peu grâce à Cédric (merci). Passage à côté du refuge et on se dirige vers le col de la Bessanèse en se disant qu’on verrait bien ou on irait. Montée jusqu’à la dent du Collerin et belle vue sur la plaine du Po.

Pour le reste je cite Brize :
« Première sortie de l’année pour certains deuxième pour d’autres, semelles à peine éraflée pour certains, bien trouée pour d’autres… les impressions des participants sur cette sortie ont été donc assez variées à la fin de la journée.

A mon humble avis, une bonne sortie de reprise, une incursion à 3300, des zones de bon ski, pas mal de zones de ski sur des œufs. Beau soleil le matin, belle vue sur l’Italie, et pas croisé un chat (ça change du printemps dans le secteur). Bref, bien content. »

Retour à la voiture et accueil crèpes de Cédric (re-merci), au top !

 

Vivement les prochains weekends !

2 – 7 juillet 2014 : Le rude Raidaran de la BBTR

Suite à une inscription compulsive au mois d’avril, on s’est retrouvé à ce « petit » Raidaran dans les Pyrénées…

L’endroit : Le Val d’Aran, en plein cœur des Pyrénées, côté espagnol (ou plutôt côté catalan).

Le format : 50h – 55h en non-stop, le temps de faire entre 200 et 250km de trek / VTT / roller, le tout en orientation. Deux courses : « élite » en équipe de 4, « aventure » en équipe de 2+1 assistant.

L’équipe : la BBTR reloaded, celle du Raid In France 2012, Fabien, Maëlle, Etienne et Rémy.

Le résultat [spoiler alert] : Contre toute attente, on finit sur la 3e marche du podium. Inattendu !

Podium

Podium

Le récit…  Lire la suite

29 juin 2014 – Marathon du Mont Blanc – Il parait que la vue est belle…

Par Arthur

Après le grand beau pour le 80km et un temps correct pour le cross qui a vu les belles perf de Thomas et Arnaud ainsi que le 10km à l’organisation peu rigoureuse qui a vu s’exprimer Laure et Brize, les prévisions se confirment : pluie, vent, froid et nuages pour le marathon du dimanche. Finis les 42,195 km avec 2500m de D+ pour 1500m de D-, le parcours est modifié pour éviter la neige, un petit m de moins, une montée amputée qui enlève 400m de D+ et une arrivée à Chamonix pour le plu grand bonheur du public. On oublie donc la vue magnifique attendue et on enfile le colant d’hiver.

Gros plateau sur ce marathon, avec en grand favori Killian Jornet de retour d’Alaska qui a gagné le km vertical le vendredi. Une averse se déclenche 5min avant le départ histoire de mettre tout le monde dans l’ambiance. Sur la ligne avec Fabien et Albert, on est bien loin des premiers à cause de notre arrivée un peu tardive. On doit passer la ligne 1min ou 2 après Killian dans les 500 derniers, on aura le temps de remonter.

La première moitié est bien roulante, on met un bon rythme histoire de rattraper le plus de gens possible pour ne pas être dans les bouchons à Vallorcine. Barts nous laisse partir en se disant qu’il nous bouffera dans les montées. Arrivés à Vallorcine, ça monte, enfin ! Un pied devant l’autre jusqu’au col des posettes. La descente vers le Tour se fait presque aussi vite que skis aux pieds. Une petite montée, une petite descente technique et nous voilà en bas de la dernière grosse montée pour la Flégère. C’est long, les km font mal, je n’arrête pas de me retourner pour voir si Barts revient. Arrivée à la Flégère, Killian est déjà arrivé depuis longtemps, Albert est devant, Barts n’est pas encore revenu, l’arrivée est en vue. Une longue descente plus tard passée à se retourner et à oublier les crampes et enfin Chamonix. L’arrivée est grandiose avec beaucoup de monde dans la rue, ça fait vraiment plaisir, on oublie les crampes pour un petit sprint comme au cross au collège !

Bilan, Killian gagne en 3h23, Albert nous pose tous en 4h43, 5h00 pour moi et Barts en 5h20. On notera aussi les 5h23, 5h38 et 6h06 de Martin, Rémi et Guillaume, des collègues du boulot.

Photo souvenir !

Photo souvenir !

On reviendra pour la vue et l’arrivée à Planpraz !

31 Mai 2014 : Maxi Race – Un ultra comme on les aime !

Par Fabien

86km, 5300m de déniv…

Voilà, la course vient de se terminer. Le soleil brille, il fait chaud. Je suis allongé dans le lac encore un peu frais, les jambes raides mais le sourire béat. Je me laisse tremper pendant que je me remémore ma journée marathon.


1h30 : après un sommeil quasi-nul, le réveil sonne et je me mets immédiatement dans la course. Le sac est déjà prêt, il ne reste plus qu’à remplir le camel réparé la veille (cet élément aura de l’importance plus tard), et c’est parti.

2h30 : arrivée sur la plage d’Albigny. Des zombies habillés en trailer débarquent de toute part, les yeux collés par le manque de sommeil mais motivés comme jamais pour affronter cette journée qui promet d’être un énorme morceau. Pour ma part, je prends l’option bâtons + l’option « je ne pars pas trop loin de la tête de course pour ne pas bouchonner dans la montée du Semnoz ».

3h00 : après un briefing express … 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … c’est parti !!! L’ambiance est géniale au départ, on croise des types qui sortent de soirée qui se foutent de notre gueule ^^ et puis surprise : ça part plutôt très vite ! Je vais à mon rythme en traversant Annecy, je sais que la montée du Semnoz va être longue et usante dans la nuit. Au bout de quelques minutes, l’ascension commence, je connais super bien cette montée, je sais que tout passe en courant, et je suis plutôt à l’aise. Malheureusement je remarque très vite une certaine humidité sous mon sac à dos qui se propage très vite sur tout le corps… La réparation du camel n’a pas tenu 😦

En haut du Semnoz

5h10 : après une montée du Semnoz avalée plutôt rapidement et en doublant pas mal de concurrents, j’arrive 20 min avant mon temps de passage prévu au premier ravitaillement. Le rythme est bon et je ne traine pas au ravito pour éviter de perdre tout l’avantage gagné jusqu’à là. A fond dans la descente, je rattrape quelques concurrents dont un gars qui vient de se péter la cheville et qui abandonne déjà. En bas de la descente, et au bout de quasiment 2h30 de course, un petit panneau « reste 60km » vient nous rappeler le contenu de la journée… Allez, encore quelques montagnes russes et me voilà à St Eustache à 6h pétante !

6h : l’arrivée à St Eustache est très humide (mon camel est totalement percé et mon short est complètement trempé…). Je croise un gars de l’équipe de raid Maxirace, avec qui je discute rapidement avant de repartir en montée en direction du col de la cochette. Même si j’avais fait cette grimpée (800m D+ environ) à l’entrainement, cela n’a rien à voir à ce moment-là. J’ai un gros coup de moins bien, et la boue + les pentes très raides ne m’aident pas beaucoup à trouver le bon rythme ! Tant pis, je me résouds à avancer en mode mécanique et à ne pas trop réfléchir. Au sommet, je double un concurrent qui a l’air au plus mal victime de crampes d’estomac, mais qui me redoublera peu après à la suite d’un arrêt technique. La descente qui suit est géniale, hyper technique. Je me fais plaisir en redoublant les concurrents qui m’avaient doublés dans la montée. Je retrouve du poil de la bête et l’enchaînement crête / descente jusqu’à Lathuile se passe très bien. Il reste 2km de route environ jusqu’au ravitaillement de Doussard qui signifie la mi-course… ouf !

8h40 : arrivé au ravito, je m’allonge directement avec les jambes en l’air pour essayer de récupérer. Je m’alimente un peu tandis que je recroise le concurrent qui était au plus mal quelques km avant (Benoit), et qui me propose de continuer le trajet ensemble. J’accepte, même si je sens qu’il est un peu plus affuté que moi, donc je crains de le ralentir. C’est parti pour la deuxième partie du trail, qui s’annonce comme une longue résistance.

C’est reparti : montée du col de la Forclaz (plutôt rapide). Je mène le train devant Benoit et on garde un très bon rythme. Petite redescente vers Montmin, où un petit point d’eau nous attend (toujours aussi utile avec cette poche à eau qui fuit !). Puis remontée vers le chalet de l’Aulp 400m plus haut. Les difficultés commencent pour moi, et la boue et le brouillard commencent à me travailler sérieusement. Je m’accorde donc une petite pause aux chalets et je laisse mon compère filer à son ryhtme.

Avec benoit vers le chalep de l'Aulp

Je repars et la descente + la remontée vers le pas de l’Aulp va être un véritable carnage. La boue + le brouillard + la terre glaise ralentit considérablement la progression. Heureusement, en haut, il ne restera plus que 1200m de D+ environ. La descente est très pénible, un grand chemin plein de pierres sans virages et qui descend à 30%. Les cuisses commencent à dire bravo et les concurrents sont éparpillés dans cette descente. En bas, un nouveau point d’eau et je retrouve Benoit, qui a vraiment morflé dans cette descente sans bâtons…

C’est décidé, on finit ensemble ce parcours. Le soutien mutuel et l’arrivée du soleil ne seront pas de trop pour affronter cette dernière section. Mais avant d’arrivée au dernier ravitaillement de Menthon, il faut remonter, puis redescendre, puis remonter… Bref, les kilomètres défilent très doucement ! Enfin, c’est l’arrivée sur Menthon et son ravitaillement salvateur.

13h30 : Dernière section, on part en montée, à l’économie et en assurant un rythme correct. Il commence à faire chaud. La montée jusqu’au col des contrebandiers est longue… Encore 200m techniques et enfin voilà le Mont Baron !!!

Mont Baron

On peut enfin souffler, le plus dur est passé. Une dernière descente technique, longue mais que je connais par cœur et nous voilà au bord du lac. Plus qu’1 km sur les berges du lac d’Annecy. Beaucoup de spectateurs qui nous encouragent. Je rassemble mes dernières forces. Plus que quelques mètres. Allez, un petit tapis rouge pour finir cette MaxiRace… Et hop !

Arrivée


 

Résultat : 152ème / 1450 participants   –   13h01 de course

Bilan : une belle course, un objectif rempli, une grosse envie de continuer et surtout de progresser. Et aussi : découverte du vrai esprit trail avec mon compère de souffrance ! Merci !

 

7 – 8 décembre 2013 : Week-end moulti activités

Attention attention, ce week-end on a donné dans l’éclectisme !

Activité #1 – Le ski de piste

Car oui, parfois on sait faire preuve de finesse et on pratique le ski avec moins de 80 au patin. Mais pas souvent. C’était à Val Tho sous le soleil avec Puj, Brize et Peter.

Activité #2 – Le ski de fond

Car oui, pour faire mieux que nos copains à Val Tho, on a décidé de chausser moins de 50mm au patin ! C’était à la Féclaz avec Marco, Rémy, Etienne ainsi que Maëlle & Zélie en soutien moral.

Port du collant mi-assumé...

Port du collant mi-assumé…

Activité #3 – Le ski de rando

Car oui, faut pas pousser, parfois on revient à nos vraies valeurs avec de la nature, du déniv et de la glisse. C’était au Mont du Fut avec Marco & Rémy, et il restait de la vieille poudre.

Une belle journée.

Une belle journée.

Activité #4 – Le trail nocturne à la fraîche.

Car oui, il y a encore quelques (un) acharnés qui se lancent des petits défis hivernaux. C’était à la Sainté-Lyon, 75km, départ minuit, avec Arthur.

Finisher !

Finisher !

Activité #5 – Les endives.

Quoi, quelles endives ?

27 Octobre 2013 : Championnat du monde de X-Terra

Après un gros entraînement et des phases de qualifications riches en rebondissements, notre poulain Ben s’attaque aux championnats du monde de X-Terra, rien que ça. Le X-Terra, c’est comme un triathlon, mais avec du trail et du VTT.

Et cette année, les championnats ont lieu à Hawai. Dur la vie de X-Terrer 🙂

Au final, une superbe 5ème place catégorie 25-29ans (59ème au général).

Ben à l'arrivée, content.

Ben à l’arrivée, content.

Compte-rendu de cette folle aventure à lire ci-dessous !

 

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