7 décembre 2014 : la Saintélyon

Par Arthur, Brize et 14000 autres

Pendant que certains étaient tranquilement au-dessus des nuages en Haute Maumau quelques irréductibles avaient pris le pari d’un début d’hiver sec pour prolonger un peu la saison de trail… Envie de revanche pour certains après le calvaire de l’an dernier, défi pour d’autres, fun pour les participants, folie pour les externes… Les points de vue divergent (« Et dix verges c’est énorme! » P. Desproges) !

Rendez-vous au parc des expositions de Sainté avec quelques collègues et Brize, on discute pour évacuer la pression et hop direction la ligne. Je me retrouve dans le 50 premiers mètres derrière la ligne à hésiter à partir avec la première vague ou non, voyant que la plupart des pimpims autour de moi ne vont pas respecter les vagues, je me résouds à partir direct. Il me faudra bien les 5 km de plat pour laisser les gens qui n’ont pas pris la bonne vague et retrouver les gens qui courent vraiment. La suite est assez simple, quand tu es entouré de gens qui courent et bien tu ne veux pas être le seul pimpim à marcher du coup hop tu suis le rythme et l’adage : « Je pars à fond, j’accélère et je finis en sprint ». Je squizze le premier ravito et me retrouve dans les pas d’une féminine qui envoie du steak du coup je suis le rythme (mi orgueil, mi confort de ne pas réfléchir au rythme) et les km défilent jusqu’à ce que je me rende compte qu’en fait la féminine n’est autre qu’un homme…

Un peu déçu mais au moins il aura fait un bon lièvre, je passe à Sainte Catherine (27km 729m d+) où j’espérais être en 3h, prends une tranche de pain d’épices à la volée après avoir entendu le speaker dire mon nom et annoncer le passage de la première féminine et je continue. En sortant de Sainte Catherine je me permets de demander à des passants l’heure qu’il est vu que je n’avais pas de montre, réponse 2h20, je suis un peu en avance…

C’est là que commence le contre la montre et la vraie lutte, les jambes sont lourdes mais la promesse d’un bon temps fait tenir et il ne reste plus qu’un marathon… Mention spéciale pour les organisateurs, le paneau « Distance à l’arrivée : 45km » doit être nominé dans la catégorie des panneaux les plus déprimants du monde…

Les check points s’enchainent et le rythme faiblit petit à petit mais le nombre de dépassement reste raisonnables, c’est dur pour tout le monde. Premier vrai arrêt ravito à Soucieu (50km 1330 d+, 4h43), le temps de checker le classement, de prendre une soupe, un coca, deux tucs et de remettre un peu d’eau et c’est reparti. Même concept à Chaponost (60km 1538 d+, 5h55) sans l’eau mais avec un petit bonus Pepsi Max, je traduis, Pepsi sans sucre… Le mec qui s’est dit qu’il fallait mettre du pepsi light au ravito… On va dire qu’il « think out of the box », il devrait faire du conseil 😉

Les derniers km sont longs mais la fin est proche et le temps s’annonce bon, il fait encore nuit noire, les panneaux n’indiquent plus qu’un chiffre et enfin la descente sur Lyon et le petit footing jusqu’au palais des sports de Gerland. Les jambes déroulent mais je me fais quand même doubler par un concurrent en sprint, je cris et le redouble à l’entrée du palais des sports, juste le temps de l’entendre dire un petit « oh non » en me voyant le doubler et la ligne est là.

Bilan 72km, 1800m d+, 7h17:18 de souffrance, 138e au scratch, une semaine avec une cheville et un genou en moins, une bonne revanche sur l’année dernière avec 3h33 de moins.

Brize finit heureux dans la matinée, un beau challenge relevé !

C’est bon j’ai un temps correct à la Saintélyon, l’année prochaine ce sera ski !

 

 

Publicités

7 décembre 2014 : Powpow en Haute-Maumau

Par Rémy, avec Greg, Flo, Bart-S, Laure, Cédric, Cherpa, Cédric, Pauline, Jérèm, Charlotte, Mat, Anni & Ben 

Difficile de se motiver en cette fin d’automne morose et peu enneigée… Malgré tout, il semblerait que la Haute-Maurienne se soit faite bien arroser cette semaine. Alors même si c’est loin, même si la météo est incertaine, on réussit à se stimuler mutuellement pour faire quelque chose de notre dimanche. Un genre de collective… Et un genre de poudreuse…

 

Lire la suite