29 juin 2014 – Marathon du Mont Blanc – Il parait que la vue est belle…

Par Arthur

Après le grand beau pour le 80km et un temps correct pour le cross qui a vu les belles perf de Thomas et Arnaud ainsi que le 10km à l’organisation peu rigoureuse qui a vu s’exprimer Laure et Brize, les prévisions se confirment : pluie, vent, froid et nuages pour le marathon du dimanche. Finis les 42,195 km avec 2500m de D+ pour 1500m de D-, le parcours est modifié pour éviter la neige, un petit m de moins, une montée amputée qui enlève 400m de D+ et une arrivée à Chamonix pour le plu grand bonheur du public. On oublie donc la vue magnifique attendue et on enfile le colant d’hiver.

Gros plateau sur ce marathon, avec en grand favori Killian Jornet de retour d’Alaska qui a gagné le km vertical le vendredi. Une averse se déclenche 5min avant le départ histoire de mettre tout le monde dans l’ambiance. Sur la ligne avec Fabien et Albert, on est bien loin des premiers à cause de notre arrivée un peu tardive. On doit passer la ligne 1min ou 2 après Killian dans les 500 derniers, on aura le temps de remonter.

La première moitié est bien roulante, on met un bon rythme histoire de rattraper le plus de gens possible pour ne pas être dans les bouchons à Vallorcine. Barts nous laisse partir en se disant qu’il nous bouffera dans les montées. Arrivés à Vallorcine, ça monte, enfin ! Un pied devant l’autre jusqu’au col des posettes. La descente vers le Tour se fait presque aussi vite que skis aux pieds. Une petite montée, une petite descente technique et nous voilà en bas de la dernière grosse montée pour la Flégère. C’est long, les km font mal, je n’arrête pas de me retourner pour voir si Barts revient. Arrivée à la Flégère, Killian est déjà arrivé depuis longtemps, Albert est devant, Barts n’est pas encore revenu, l’arrivée est en vue. Une longue descente plus tard passée à se retourner et à oublier les crampes et enfin Chamonix. L’arrivée est grandiose avec beaucoup de monde dans la rue, ça fait vraiment plaisir, on oublie les crampes pour un petit sprint comme au cross au collège !

Bilan, Killian gagne en 3h23, Albert nous pose tous en 4h43, 5h00 pour moi et Barts en 5h20. On notera aussi les 5h23, 5h38 et 6h06 de Martin, Rémi et Guillaume, des collègues du boulot.

Photo souvenir !

Photo souvenir !

On reviendra pour la vue et l’arrivée à Planpraz !

31 Mai 2014 : Maxi Race – Un ultra comme on les aime !

Par Fabien

86km, 5300m de déniv…

Voilà, la course vient de se terminer. Le soleil brille, il fait chaud. Je suis allongé dans le lac encore un peu frais, les jambes raides mais le sourire béat. Je me laisse tremper pendant que je me remémore ma journée marathon.


1h30 : après un sommeil quasi-nul, le réveil sonne et je me mets immédiatement dans la course. Le sac est déjà prêt, il ne reste plus qu’à remplir le camel réparé la veille (cet élément aura de l’importance plus tard), et c’est parti.

2h30 : arrivée sur la plage d’Albigny. Des zombies habillés en trailer débarquent de toute part, les yeux collés par le manque de sommeil mais motivés comme jamais pour affronter cette journée qui promet d’être un énorme morceau. Pour ma part, je prends l’option bâtons + l’option « je ne pars pas trop loin de la tête de course pour ne pas bouchonner dans la montée du Semnoz ».

3h00 : après un briefing express … 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … c’est parti !!! L’ambiance est géniale au départ, on croise des types qui sortent de soirée qui se foutent de notre gueule ^^ et puis surprise : ça part plutôt très vite ! Je vais à mon rythme en traversant Annecy, je sais que la montée du Semnoz va être longue et usante dans la nuit. Au bout de quelques minutes, l’ascension commence, je connais super bien cette montée, je sais que tout passe en courant, et je suis plutôt à l’aise. Malheureusement je remarque très vite une certaine humidité sous mon sac à dos qui se propage très vite sur tout le corps… La réparation du camel n’a pas tenu 😦

En haut du Semnoz

5h10 : après une montée du Semnoz avalée plutôt rapidement et en doublant pas mal de concurrents, j’arrive 20 min avant mon temps de passage prévu au premier ravitaillement. Le rythme est bon et je ne traine pas au ravito pour éviter de perdre tout l’avantage gagné jusqu’à là. A fond dans la descente, je rattrape quelques concurrents dont un gars qui vient de se péter la cheville et qui abandonne déjà. En bas de la descente, et au bout de quasiment 2h30 de course, un petit panneau « reste 60km » vient nous rappeler le contenu de la journée… Allez, encore quelques montagnes russes et me voilà à St Eustache à 6h pétante !

6h : l’arrivée à St Eustache est très humide (mon camel est totalement percé et mon short est complètement trempé…). Je croise un gars de l’équipe de raid Maxirace, avec qui je discute rapidement avant de repartir en montée en direction du col de la cochette. Même si j’avais fait cette grimpée (800m D+ environ) à l’entrainement, cela n’a rien à voir à ce moment-là. J’ai un gros coup de moins bien, et la boue + les pentes très raides ne m’aident pas beaucoup à trouver le bon rythme ! Tant pis, je me résouds à avancer en mode mécanique et à ne pas trop réfléchir. Au sommet, je double un concurrent qui a l’air au plus mal victime de crampes d’estomac, mais qui me redoublera peu après à la suite d’un arrêt technique. La descente qui suit est géniale, hyper technique. Je me fais plaisir en redoublant les concurrents qui m’avaient doublés dans la montée. Je retrouve du poil de la bête et l’enchaînement crête / descente jusqu’à Lathuile se passe très bien. Il reste 2km de route environ jusqu’au ravitaillement de Doussard qui signifie la mi-course… ouf !

8h40 : arrivé au ravito, je m’allonge directement avec les jambes en l’air pour essayer de récupérer. Je m’alimente un peu tandis que je recroise le concurrent qui était au plus mal quelques km avant (Benoit), et qui me propose de continuer le trajet ensemble. J’accepte, même si je sens qu’il est un peu plus affuté que moi, donc je crains de le ralentir. C’est parti pour la deuxième partie du trail, qui s’annonce comme une longue résistance.

C’est reparti : montée du col de la Forclaz (plutôt rapide). Je mène le train devant Benoit et on garde un très bon rythme. Petite redescente vers Montmin, où un petit point d’eau nous attend (toujours aussi utile avec cette poche à eau qui fuit !). Puis remontée vers le chalet de l’Aulp 400m plus haut. Les difficultés commencent pour moi, et la boue et le brouillard commencent à me travailler sérieusement. Je m’accorde donc une petite pause aux chalets et je laisse mon compère filer à son ryhtme.

Avec benoit vers le chalep de l'Aulp

Je repars et la descente + la remontée vers le pas de l’Aulp va être un véritable carnage. La boue + le brouillard + la terre glaise ralentit considérablement la progression. Heureusement, en haut, il ne restera plus que 1200m de D+ environ. La descente est très pénible, un grand chemin plein de pierres sans virages et qui descend à 30%. Les cuisses commencent à dire bravo et les concurrents sont éparpillés dans cette descente. En bas, un nouveau point d’eau et je retrouve Benoit, qui a vraiment morflé dans cette descente sans bâtons…

C’est décidé, on finit ensemble ce parcours. Le soutien mutuel et l’arrivée du soleil ne seront pas de trop pour affronter cette dernière section. Mais avant d’arrivée au dernier ravitaillement de Menthon, il faut remonter, puis redescendre, puis remonter… Bref, les kilomètres défilent très doucement ! Enfin, c’est l’arrivée sur Menthon et son ravitaillement salvateur.

13h30 : Dernière section, on part en montée, à l’économie et en assurant un rythme correct. Il commence à faire chaud. La montée jusqu’au col des contrebandiers est longue… Encore 200m techniques et enfin voilà le Mont Baron !!!

Mont Baron

On peut enfin souffler, le plus dur est passé. Une dernière descente technique, longue mais que je connais par cœur et nous voilà au bord du lac. Plus qu’1 km sur les berges du lac d’Annecy. Beaucoup de spectateurs qui nous encouragent. Je rassemble mes dernières forces. Plus que quelques mètres. Allez, un petit tapis rouge pour finir cette MaxiRace… Et hop !

Arrivée


 

Résultat : 152ème / 1450 participants   –   13h01 de course

Bilan : une belle course, un objectif rempli, une grosse envie de continuer et surtout de progresser. Et aussi : découverte du vrai esprit trail avec mon compère de souffrance ! Merci !

 

29 Mai – 1er Juin 2014 : C’est les Te »es Noi’es !

Par Rémy, avec Etienne, Maëlle, Zélie, Laurent, Marco, Camille, Bobo, Alice, Arnaud, Chantal, Robert, Bernard, Madeleine, François, Marie & Dahomé (ouf tout ça)

Les skis sont rangés, l’heure est au VTT. Dans les Alpes, il y a des spots à ne pas rater, c’est le cas des Terres Noires autour de Digne-les-Bains.

Les Terres Noires, c’est ça :

Maëlle ride les Terres Noires.

Maëlle ride les Terres Noires.

Et c’est vraiment beau. Malheureusement la météo capricieuse ne nous permettra pas de faire le grand tour du Raid des Terre Noire (75km), mais on reviendra, c’est sûr !

Restent 4 jours avec les copains, avec de belles matinées VTT, dans des paysages magnifiques et variés, et de looongues après-midi à regarder la pluie tomber.

 

 

 

 

24 – 25 Mai 2014 : Les Ecrins, de nouveau.

Par Rémy, avec Marco, Théo, Bart-S et Brize.

Une fois n’est pas coutume, c’est dans le massif des Ecrins que nous allons chercher les dernières chutes de neige et la météo la moins pire.

Bilan :

– Lever 2h30 samedi et 2h dimanche.

– Oubli des peaux de phoque de Rémy, idéal pour faire 3500m de déniv (merci aux traceurs).

– Grand ski dans le couloir occidental du Pic du Vaccivier. Bonne poudreuse de mai. Voir topo skitour.

– Déception à l’arrivé à Temple Ecrins. Pensant en profiter rien que pour nous hors période de gardiennage, on le retrouve rempli par les 60 participants au grand parcours du CAF !

– Montée aux aurores à la Brêche Lory, pour tenter d’éventuellement rallier le Dôme des Ecrins avec une météo incertaine (mais pas sûr). C’est l’échec, voir topo skitour.

– Descente béton, pâté à 8h, bière à 10h.

Rdv en novembre ?