RIF 2017 – 2nde moitié…

…On se réveille donc le lendemain en pleine forme et on repart à fond. Lire la suite

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Et c’est reparti pour un RIF !

Après notamment le Raid In France 2012 et le Raid Aran 2014, 4 bimbims vont repartir pour une nouvelle aventure : le Raid In France 2017.

Cette année, la logistique est plus facile car la course sera en Ardèche. Le départ sera donné au Lac de Devesset lundi 5 juin 2017, à deux pas de chez Etienne :). Nous n’avons que très peu d’information pour l’instant… mais on a hâte !

Cette année, l’équipe est composé de Maëlle, Etienne, Fabien et Joseph, un tout beau tout neuf nouveau Bimbim qui vient compléter l’équipe historique, Rémy s’étant expatrié au Japon pour quelques temps.

Voici rapidement le calendrier de préparation :

  • Décembre : weekend trail dans le Jura (bah oui, y’avait pas de neige cette année…)
  • Janvier : weekend ski + orientation vers Annecy
  • 11 mars : weekend ski de rando à Arêches
  • 18 mars : raid des collines
  • 25 mars : raid des dentelles
  • 1er avril : weekend entrainement en Drôme
  • 22 avril : MIUT pour Fabien
  • 30 avril : raid trip n doubs
  • 7 mai : Raid des terres noires
  • 14 mai : TransV
  • 3 juin : RAID IN FRANCE

 

Partons en Valais avec skipass :)

Cher ski-Père Noel,

Si tu lis ces lignes c’est que notre data matrix a fonctionné et que tu vas pouvoir te gaver de bon chocolat, ou juste que le mail que nous t’avons envoyé est arrivé avant notre tentative de corruption.

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Nous avons été très sages cette année. Nous ne sommes jamais partis sans notre pack APS ni notre topette, ne nous sommes fait prendre dans aucune avalanche et avons même arrêté de skier entre juillet et octobre pour nous sociabiliser un peu. Mieux, nous avons partagé notre passion avec nos proches et avec la communauté des skieurs français au travers du web et de la presse écrite.

Nous avons été informés de la halte de ton traîneau et de ton beau troupeau de reines dans le Valais du 7 au 14 janvier. On nous a toujours dit que cet endroit en valait la peine (pardon pour cette blague malheureusement obligatoire) et nous sommes donc chauds comme des petites bouillottes pour nous joindre à ton équipe pour une semaine remplie de poudreuse, de découverte, de chocolat Milka, de Valaisanne et de bonne humeur.

Nous? Deux potes d’école qui ont dépassé la trentaine il y a peu et qui partageons depuis 10 ans l’amour de la glisse (sur les skis, hein, pas de malentendu), de l’aventure et de la rigoulade.

Si tu as un peu de temps avant d’emballer tes prochains cadeaux tu pourras jeter un œil sur les vidéos de nos trips en Autriche ou en Albanie, et si tu n’as vraiment que ça à faire après avoir délégué toutes tes tâches ingrates à tes petits lutins tu pourras à loisir flâner sur cette page  où tu pourras voir toutes les petites sauteries que nous organisons avec nos copains pour garder la forme et la bonne humeur.

Trêve de blabla ski-Père Noel, tu as certainement d’autres élans à fouetter. Nous te souhaitons du courage et de l’appétit pour affronter toute cette neige qui s’annonce et te disons à très vite!

Puj alias Stéphane Pugin / spugin@gmail.com / 0630359785

et

Fab alias Fabien Challeat / fabien.challeat@gmail.com / 0666766870

 

Vallées du Toubkal avalées à vélo

C’est bien connu, le mois de novembre ne sert à rien en France. Nous voici donc partis avec ChloChlo de l’autre côté de la Méditerranée pour un p’tit voyage à bicyclette (COP21 compatible) dans la campagne marocaine, avec l’objectif avoué de grimper tout au sommet du Maghreb (le Toubkal – 4267m), histoire de pas revenir bredouille.

Sans titre

Tous naïfs que nous sommes, nous partons donc avec en poche une carte pécho au Vieux Campeur, une boussole, quelques vues satellites imprimées en couleur et un smartphone. Aucun des quatre outils cités ci-dessus n’ayant émis d’avis contraire, nous avons en tête de réaliser un tour du Toubkal en une grosse semaine.

Jour 0 : Arrivée à Marrakech, sieste, thé à la menthe, souk, sieste, tajine, sieste, et place Jemaa El Fna. Programme de touriste validé. Vivement demain pour attaquer les choses sérieuses

Jour 1 – Recentrage des objectifs et départ

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En voiture Simone !

RDV le matin chez le loueur de vélo, qui nous propose de magnifiques VTT semi-rigides flambant neufs, de type 28 pouces, de couleur rouge, et de marque Cannondale. S’ensuit une petite discussion sur notre « programme » à la suite de laquelle le loueur nous fait gentiment comprendre qu’à moins d’être 2 champions nationaux de force basque (nous permettant d’avancer en tenant nos vélos à bout de bras au-dessus de nos têtes), nous aurions le plus grand mal à passer certains sentiers destinés aux mules. Il termine en nous donnant 2-3 tuyaux sur des chemins sympas, et nous voici partis à la mode locale : on sait pas trop où on va, mais on reviendra inch’allah !

Première étape de plaine en guise d’échauffement cap sud-ouest, dont le principal attrait sera le lac de Takerkoust, puis arrivée à Amizmiz à la tombée du jour.

Un petit bteau qu'on dirait qu'il a été mis là pour la photo

Un petit bateau qu’on dirait qu’il a été mis là exprès pour la photo

Jour 2 – Le jour des premières

On attaque de bon matin par une côte de 1ère catégorie vers Imi N’tala, et redescendons par un petit sentier qui slalome à travers les villages sur le versant opposé. La terre est rouge, l’air est sec, le sol peu adéquat au passage de voitures, et nos vélos attirent la curiosité des enfants, plus habitués au passage des mobylettes locales et des quads touristiques.

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Chloé, une fille qui sait choisir ses endroits pour crever…

De retour à Amizmiz, on prend direction le Nord-Est à travers une plaine aride. La terre y est ici jaune, la flore et la faune rares. Après une petite sieste à l’ombre d’un arbre, on arrive à Aguergour. Belle surprise en tombant sur un déco de parapente jouxtant notre humble demeure pour la nuit. Moins belle surprise en apprenant que 1h avant notre arrivée, 2 parapentistes se sont percutés en l’air et sauvés en ouvrant leur parachute de secours…

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Un « ptit » couscous, aussi quantitatif que qualitatif

Jour 3 : On veut de l’aventure, bordel !

Nous voilà repartis à destination de Imlil, le Chamonix local, non sans profiter une dernière fois de la vue imprenable depuis l’auberge

Ladite vue imprenable, prise quand même

Ladite vue imprenable, prise quand même

Etant donné que le meilleur moyen de savoir si un chemin mène quelque part (et a fortiori là où on veut aller) c’est de le prendre, on s’aventure dans tout ce qu’on trouve de chemins, sentiers, pistes carrossables ou non, et autres traces plus ou moins évidentes. Résultat des courses : beaucoup de bons choix, quelques demi-tours, et des paysages aussi surprenants que splendides…

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Piste de type très carrossable

Arriver à midi à Asni un jour de marché (et en repartir à 14h) n’est conseillé que si vous souhaitez faire une étude statistiques sur les véhicules utilisés dans le coin. C’est donc avec soulagement qu’on arrive à Imlil en milieu d’après midi. Au programme : location du matériel pour l’ascension (à pied !) du Toubkal : chaussures, batons et crampons.

Jour 4 : Et bah on est contents d’être là !

Une bonne photo vaut mieux que tous les discours...

Une bonne photo vaut mieux que tous les discours…

On arrive vers 13h au refuge intermédiaire après une montée humide et bouchée. On est contents d’y trouver un bon poêle à bois et une grosse plâtrée de pâtes, histoire de repartir le lendemain avec un mental au beau fixe

Jour 5 : Et bam, objectif atteint !

Un réveil surprenant

Un réveil surprenant

La tempête de la veille ayant amené quelques camions de neige, nous partons par beau temps, sur un terrain aussi glissant qu’une discussion politique en famille. Quelques dizaines de mètres plus haut, nous chaussons les crampons et poursuivons notre ascension tranquillement vers le Toubkal, que nous attendrons 3h après notre départ.

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le Toubkal : 4267m tout tranquillou…

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… mais tout ventu

 

 

 

 

 

 

A ce moment-là, on est quand même à 4267m d’altitude, avec des rafales de vent glacial à 80 km/h. Et pour rappel, on est au Maroc, en voyage à vélo, donc minimalistes dans nos choix de vêtements. Autant dire qu’on n’a vraiment pas chaud. Impossible de sortir les mains des gants, et pas du tout envie d’attendre les 3 mn qui nous séparent du prochain groupe arrivant au somment… Résultat, pas de belle photo à 2 au sommet !

Maxi-descente plaisir au pas de course jusqu’au refuge, puis on enchaîne jusqu’à Imlil, histoire de retrouver au plus vite nos vélos pour la suite du voyage !

Jour 6 : c’est long et dur… et on aime ça !

On quitte la région d’Imlil direction le nord-est pour poursuivre cette traversée.

La 1ère part de la journée de passe de manière idyllique. Les terres sont noires, parsemées de villages montagnards vivant en quasi-autarcie. On comprend pas tout, par exemple pourquoi des gamins de 4 ans sont seuls sur le bord de la route à 10h du mat’, à 3 km du premier village à la ronde. On commence aussi à comprendre des choses, par exemple pourquoi les gens passent leurs journées à attendre sur le bord de la route (ils attendent le premier véhicule motorisé, qui les amènera jusqu’au prochain village : un peu le blablacar local, quoi…). Bref, on en prend plein les mirettes…

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Tous les voyants sont au vert !

La 2ème partie de journée est tout aussi belle, mais la fatigue des premiers jours se fait ressentir. Si on ajoute à cela, avouons-le, une petite erreur d’aiguillage, la montée vers Sidi Faress nous paraît interminable…

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Dur Dur…

Une arrivée de nuit à Ourika à la frontale, un hôtel aux conditions hygiéniques douteuses, et la promesse d’une journée du lendemain encore plus longue et plus dure : voilà 3 bonnes raisons de se coucher tôt et de repartir aussi vite que possible

Jour 7 : c’est encore plus long et encore plus dur… et on commence à penser que c’est un peu trop !

On part de bonne heure pour une étape remplie de mystère (trajet hasardeux sur la carte). On se retrouve donc à traverser des paysages aussi surprenants que changeants : les terres sont successivement rouges, puis jaunes et noires, la végétation changeante au gré des altitudes et des expositions… le tout sur un relief sinueux et des sentiers étroits : dépaysement total garanti, pour ce qui restera une de nos étapes préférées.

A ce moment-là, on se dit qu'on est pas mal en vacances

A ce moment-là, on se dit qu’on est pas mal en vacances

Une nouvelle fois, nous arrivons à la tombée de la nuit. mais cette fois, aucune auberge à la ronde pour nous accueillir… Nous dormons donc chez Taoufik, qui nous accueille gentiment chez lui… enfin, chez ses parents ! Une petite maison traditionnelle berbère, un bon couscous et quelques discussions plus tard, on s’endort épuisés dans le salon de notre hôte.

Allez, bonne nuit !

Allez, bonne nuit !

Jour 8 : On dirait le Sud !

Comme on en a plein les guibolles, on met les vélos sur le toit d’une voiture pour passer le col Tizi N’Tichka, et nous voici à 07h00 sur le versant sud du col, côté Ouarzazate.

L'éphémère mais utile instant "flemme" du voyage

L’éphémère mais utile instant « flemme » du voyage

La différence est notable au bout de quelques kilomètres : le paysage est plus aride, la faune plus rare, le relief moins montagneux et la vie s’organise autour des fleuves et des oasis.

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Un genre de désert

Tout cela nous amène gentiment mais sûrement, grâce à un profil descendant (ce qui est loin d’être négligeable à ce moment-là du voyage) vers Aït-Benhaddou, haut lieu de tourisme local. N’ayant pas ouvert un guide de voyage depuis le début de l’aventure, la surprise est d’autant plus grande de découvrir un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, ayant, qui plus est, servi au tournage d' »Astérix, mission Cléopâtre » !

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Aït Benhaddou : la belle surprise de la journée

Jour 9 : Snif, c’est la fin !

En ce dernier jour, on profite des derniers kilomètres qui nous séparent de Ouarzazate. L’arrivée est surprenante : nous traversons une immense ville déserte, dont les innombrables lampadaires guident de grandes avenues à perte de vue. Le contraste est saisissant avec Marrakech, ville bouillonnante aux mille activités. Ici, les riads semblent attendre désespérément les touristes… La basse saison, combinée à la grande prière du vendredi, semblent accentuer encore ce sentiment de vide, aux portes du désert.

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Grosse affluence sur la place principale

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Ouarzazate, une ville de tourisme et de cinéma… enfin, surtout de cinéma !

On met les vélos dans un bus, direction Essaouira et Sidi Kaouki, où l’on rejoindra Cherpa pour une semaine de farniente et de surf sur la côte.