RIF 2017 – 1ère moitié !

Par où commencer pour partager d’encore plus près ces 5 jours intenses passés en Ardèche ? Par les remerciements ! Car si vous avez pu nous suivre en direct, nous encourager depuis vos claviers, nous ne pouvions répondre… durdur !

Alors …

… Merci à tous pour vos soutiens ! Avant, pendant et après cette belle aventure !

// Les photos sont d’Aya, Béatrice d’Endorphinmag, de l’orga ou de nous !

Une aventure de 5 mois de préparation et enfin 5 jours de course, qu’on aura vécus intensément tous les 4, mais qu’on est heureux d’avoir pu partager de près ou de loin avec vous.

Merci merci merci et encore merci à toute la famille Filleton, qui, en plus de nous accueillir avant la course (on les a carrément envahis il faut le dire), nous ont bichonnés avec des bons petits plats et sont venus nous encourager avant la course et sur la remontée finale du Cheylard à l’arrivée, nous redonnant l’énergie nécessaire pour le retour ! Et puis merci merci merci à nos familles à l’arrivée, que c’est bon de vous voir à ce moment… Fanny et Ernest, Madeleine, Robi et Chanchan et toujours les Filleton… Et merciiiii à la team garderie Issoire 😉
Et un grand merci également au club de kayak de Gerland pour les chariots, à Yves, Tifix, Lola, Robi et Chanchan pour tout le matériel prêté pour l’occasion,  à Gérémy pour les pagaies, aux 400 Team qui nous dépannaient d’une lampe strobo au départ, la nôtre ayant rendu l’âme (sans eux on ne serait pas allés bien loin…), et Ertips pour le dépannage pour les pastilles de potabilisation.

Merci à Aya, Béatrice d’Endorphinmag, et surtout à l’orga et la grande famille des bénévoles pour cette fabuleuse aventure…

Allé, c’est parti pour le récit (enfin, la 1ère moitié héhé…) ! Vous allez enfin pouvoir savoir ce qui s’est caché dernière notre puce GPS.

Lassez vos chaussures, mettez votre sac à dos, allumez la frontale, prenez un dernier gel de caféine… go !

Tout d’abord, arrivée sur place au lac de Devesset samedi en début d’après-midi pour les vérifications matos et techniques. Petite frayeur sur la lampe strobo qui nous lâche en pleine vérif, les 400 team nous dépannent car ils en ont une en rab, ouf ! Nouvelle frayeur sur les mousquetons auto, ce qui nous vaudra un aller-retour express à l’Intersport de St Agrève, qui sera inutile au final… On retrouve Aya notre amie journaliste Japonaise, que l’on croisera souvent sur la course et qui nous transmet des news de Rémy.

On complète les courses de nourriture puis on installe le camp de base chez la famille Filleton qui habite St Agrève. Demi-journée moins speed qu’en 2012 car mieux préparée, mais on termine quand même la journée pressés de se coucher !

Le lendemain matin, opération préparation de la nourriture, ce qui consiste ni plus ni moins qu’à préparer 5 jours de nourriture pour 4 personnes : une centaine de sachets individuels (fruits secs, barres, gels, etc), des lyoph’, des sandwichs…

 

 

 

 

 

Puis, direction Devesset pour le briefing de course et la répartition du matériel dans les caisses disponibles : Caisse vélo, caisse montagne, caisse assistance et sacs étanches pour le kayak. Chaque caisse étant limitée en poids, il faut tout calculer ! L’astuce étant tout de même que le sac à pagaies n’était pas limité en poids donc on a pu en profiter en glissant tout ce qu’on pouvait dedans… L’après-midi passe vite, on retourne au calme chez les Filleton dimanche soir avant le départ de la course, pour un dernier vrai repas (et le match de l’ASM pour les uns, sieste pour les autres 😉 )…

Puis la course est lancée lundi 00h du lac de Devesset.

Prologue – Swim and Run // 4 km

Les organisateurs ont eu la bonne idée de nous faire commencer par un peu de course/natation à minuit à 1100m d’altitude juste avant de partir pour 120h de course… Autant vous dire qu’on en était réjouis ! Finalement, on se prend au jeu, ce n’est pas si désagréable, l’eau est plus chaude que l’air, et on peut enfin se lâcher et se mettre… dans le bain.

Ce swim and Run est un joyeux bordel : les équipes ne se reconnaissant pas forcément à cause des combis et lunettes de natation, chacun crie à tue-tête le nom de son équipe à chaque fin de section natation. Et on a beau se dire qu’on part pour 120h de course, tout le monde est à bloc. On ne s’en rendra compte qu’en rangeant les affaires, mais Maëlle se trompe de combi néoprène et porte une taille L. Pas facile pour elle de nager, ralentie par les 5L d’eau que stocke sa combinaison. On a bien failli perdre notre féminine dès les premières minutes de course ! Malgré ça, on partira pour la première section à l’avant du peloton. C’était sympa de pouvoir faire ce départ sous le regard amusé de nos premiers supporters (la famille Filleton, toujours au rendez-vous, et François) !

Section A – VTT qui roule – by night // 58 km, 1 550 m de D+ et 1890 de D-

L’orga nous avait prévenus, l’orientation sur cette section sera « tricky » : des chemins non cartés dans tous les sens, un labyrinthe… On démarre donc prudemment pour assurer mais Etienne gère la fougère et tout se passe bien.

Une section très roulante, on joue au chat et à la souris avec plusieurs équipes mais sur un coup de maître d’Etienne en orientation, on prend l’avantage sur la fin de section. Petit coucou à Aya et les autres photographes sur la dernière descente…

On termine en 5e position : « Euh, 5e, c’est pas normal ça. Il va falloir se calmer non ? ». Donc le moral est au top !

Section B – Trek Aquatique // 19 km, 650 m de D+ et 1 200 m de D-

On laisse les vélos à la transition. Le cousin de Joseph et son équipe Ertips nous rattrapent rapidement. Ils partent devant, se retrouvent derrière nous après une erreur d’orientation puis nous distancent dans la rivière car on progresse moins rapidement. Le lièvre, la tortue, tout ça… On aura bien joué à ça avec eux sur ces 2 premières sections. Ce trek est bien beau, on doit descendre le lit de la rivière Dunière, choisissant tantôt la rive droite, tantôt la rive gauche, ou la rivière elle-même.

La progression n’est pas très rapide, mais bon, on va éviter de se faire mal en ce début de course. En tous cas, une belle section typée RIF, du vrai « Back to Nature ! ». Les suisses de R’adys nous déposent sans état d’âme… Nous sommes prévenus : si on aime bien le vélo, faudra pas non plus profiter des treks pour se reposer ! A la sortie de la rivière, on rejoint le GR pour remonter la vallée, et belle surprise, la course nous fait passer au pied d’une maison de sportifs qui suivent la course et nous ravitaillent en eau, tout pile pour nous motiver !

Section C – Kayak bidou mais cailloux // 37 km, 0 de D+ et 110 de D-

C’est parti pour cette première section de kayak : descente de l’Eyrieux puis du Rhône jusqu’au Pouzin. Etienne et Fabien avaient un peu chaud, alors ils se retournent dès le premier rapide situé à 20m de l’embarcadère… Le duvet de Fabien sera la première victime collatérale. La suite se passe un peu mieux.

Mais peu de temps pour souffler sur la rivière, où les kayaks bien chargés raclent sur les cailloux sans cesse. On s’échoue régulièrement et il faut descendre des bateaux pour les dégager… Deuxième victime : le passeport de l’équipe, qui permet de poinçonner les balises, s’échappe de sa cachette (le short de Maëlle – c’était une bonne cachette pourtant non ?) pour disparaitre dans les eaux de l’Eyrieux…

Le soleil est au rendez-vous et nous laisse les premiers coups de soleil (le fameux « bronzage RIF »). Mais à part cela, la section est splendide : l’Eyrieux invite à la baignade (on reviendra !) et petite pensée aux collègues CNR, tourisme industriel hydroélectrique et éolien avec le parc du Pouzin. Maëlle a droit a une petite sieste sur le bateau pendant que Joseph pagaie, merci J

Avant d’arriver à la transition, il faut hisser sur 300m les tanks-kayaks. Puis pause imposée par l’orga pour attendre un nouveau passeport.  Ce début de course, chaud, ensoleillé et intense, sera fatal pour l’estomac d’Etienne. Mais une fois vidé, Etienne est prêt pour repartir, péniblement, sur le VTT « ludique » à la tombée de la nuit.

Section D – VTT pas si ludique // 23 km, 810 de D+ et 830 de D-

VTT « ludique », c’est en effet ce qu’a annoncé l’orga lors du briefing, on repart donc confiant. On se dit 5 minutes plus tard qu’il ne faut pas rêver, on est sur le RIF tout de même… : nous démarrons par un suivi de rubalise pour la sortie du village qui nous fait passer dans un genre de caniveau, histoire de se mouiller les pieds (classique !) et de prendre un peu d’odeur de vase sur le vélo et les jambes (information qui sera importante deux phrases plus loin). Puis on sort du village et on enchaine par un beau portage. Allé ouf, c’est fini, on repart ? Ha non, Fabien a un problème avec ses cales qui se dévissent et le pas de vis ne prend pas. Sauf que, là, c’est pile la tombée de la nuit. Et les moustiques sont présents, en nombre, et ont faim, très faim… on se fait littéralement dévorer le temps de réparer tout ça !! On continue alors notre ascension, avec une portion effectivement ludique en sous-bois sur un petit single en dévers, puis c’est là que tout bascule, on n’avait pas re-calé les altimètres et on rate le chemin de descente. On s’en rend compte trop loin donc on descend à un autre endroit pour éviter de tout remonter de ce côté, et on ira rechercher la balise par-dessous, en aller-retour, sur une piste très caillouteuse et pas bien ludique. On perdra bien 40 minutes, mais c’est le jeu !! Ce sera pour nous la section la plus difficile du raid. Intense, immense fatigue (on n’a pas dormi depuis presque 40h), on a du mal à ouvrir les yeux, les chemins ne sont que des pistes à gros gros cailloux qui se ressemblent tous (on a eu l’impression de tourner toute la nuit en boucle aux mêmes endroits !), et les kilomètres au compteur n’avancent pas bien vite… Heureusement qu’Etienne arrive à garder les yeux ouverts et à nous orienter car pour nous c’est dur. On décide de faire une sieste de 20 minutes, en plein milieu de la piste. On se réveille congelés, pas forcément plus réveillés qu’avant mais bon, c’est toujours ça de pris ! Maëlle met au point une technique brevetée pour vérifier qu’elle ne dort pas et que son cerveau fonctionne un minimum de rouler en chantant l’une des chansons favorites de Zélie « Tous les animaux du mooooonde… ». Bon, efficacité relative… On ne sait pas comment on survit dans la descente finale ultra-technique où on dort sur le vélo, mais tout se passe miraculeusement sans encombre. On arrive alors au CP où on a le choix de faire une pause sommeil (mais sans les duvets !) ou bien terminer la section, Maëlle n’en peut plus mais les garçons veulent finir (ils ont raison !) donc on continue. D’après le roadbook, il faut alors traverser la rivière et il y aurait quelque part une sente qui permet de rejoindre une piste. Au milieu de la nuit, on ne trouvera jamais la sente donc Etienne fera du débroussaillage en traversant le bois et les ronces tant bien que mal avec son vélo ! Puis petit à petit on se rapproche et enfin, on termine cette section !! Allé, un lyoph pour se ravitailler, puis l’on décide de poser 3h de repos bien méritées…Pour rappel, nous avons l’obligation de répartir, sur l’ensemble du raid, 11 heures de repos (aux CP : point de passage ;  ou aux AT : aires de transition). Cela ajoute encore un peu plus de stratégie, certaines équipes (dont nous) choisissant de se reposer davantage en début de course tandis que d’autres poussent le plus loin possible sans dormir.

Section E – Big kayak // 51 km, 10 m de D+ (hé oui, on a du D+ en kayak !) et 60 de D-

Réveil au lever du jour, pendant ce temps-là beaucoup d’équipes nous sont passées devant, mais nous avions vraiment besoin de dormir… On monte sur les bateaux et on est content d’avoir des petites mousses sous nos fesses pour améliorer le confort (merci du conseil Yves !). On rejoint vite le Rhône et la descente se passe très bien, les lumières sont magnifiques et le vieux Rhône nous pousse vite vers le Rhône industriel. Pile à la bonne heure, car le pic matinal de consommation électrique entraîne le turbinage des centrales hydros, et sur la rivière ça débite ! On voit les points kilométriques affichés le long du fleuve qui défilent et ça fait du bien au moral ! On discute avec les autres équipes, notamment la copine de Lola, Alaïs des Griffons Cyles, ce qui nous maintient éveillés. De temps en temps, on pagaie quand même les yeux fermés, on l’avoue, mais bon ça marche pas mal ! Micro-pause à midi sur les berges de Bourg-St-Andéol, et Fabien saute du kayak pour nous dégotter des quiches, les meilleures quiches du monde !! Et du coca (là c’est l’estomac d’Etienne qui parle) !!  De tels ravitaillements, on en rêvera tout le reste du raid… L’équipe homme Intersport en profite pour nous doubler, mais ils nous diront après course qu’ils ont regretté de ne pas avoir fait la même chose ! Les villages traversés ensuite sont superbes, on se régale. On profite également des barrages du Rhône, un peu moins des portages où l’on galère avec nos chariots (et où toutes les équipes que nous avions remontées sur l’eau nous doublent huhu). Puis c’est l’embouchure de l’Ardèche, on braque sur la droite et c’est parti pour 8 km de remontée de rivière.

On navigue alors pas mal avec l’équipe Intersport et les Baragnas. La profondeur est bonne donc ça se passe plutôt bien, dans les rapides on débarque et on tire les bateaux, en slalomant pour chercher les meilleurs passages, c’est plutôt sympa ! C’est le moment choisis par les 4 canadiens en mode bûcheron pour nous mettre un courant d’air mémorable : « pourquoi s’embêter à porter les kayaks à côté du rapide alors qu’il suffit de mettre un peu de fréquence et passer tout droit ? »  Puis ça sent la fin de section, on entre dans les gorges de l’Ardèche. On se croit arrivés en voyant les immenses remorques des descentes touristiques de l’Ardèche, mais non, il faut remonter encore un petit peu… allé courage !! On débarque enfin à la vue des fameuses bouées jaunes « Ertips », et on nous indique qu’il faut remonter les bateaux 200 m plus haut.

Ok, on a l’habitude, en plus il y a une rampe parfaite pour tirer les bateaux ! sauf qu’on nous précise que pour ne pas abîmer les bateaux, il faut les tirer dans le sable et pas sur le béton héhé… on s’exécute, sans oser dire au bénévole que ces 200m de béton, ce n’est rien par rapport à ce que les bateaux ont râclé les dernières 24h ! Section terminée, finalement sans trop de soucis, notamment par rapport à l’angoisse de Joseph lorsqu’il avait découvert sur le roadbook 90 bornes de kayak quasi d’affilé ! On enchaîne assez rapidement vers la section suivante, avec quelques équipes en vue juste devant nous.

Section F – Trek & Cordes dans les Gorges // 33 km, 820 de D+, 550 de D-

Qu’est-ce qu’on est chargé ! Tentes, duvets, réchaud, matériel pour remonter et descendre sur cordes… D’un pas lourd, on emprunte le chemin qui longe la rivière, et on se dirige vers l’entrée de la grotte St Michel.

On rentrera de ce côté-là, pour sortir par l’autre bout un peu plus haut. Entre les deux, on chemine en suivant les repères laissés par les guides (heureusement, car on n’a rien compris au topo !), avec une petite remontée sur corde, et plein de photos prises par Béa d’endorphinmag et  Aya, la copine de Rémy. Notons que contrairement à 2012, cette fois-ci on aura plein de photos souvenirs, chouette ! Sortis par l’entrée touristique de la grotte, Fabien achète quelques coca (et laisse 200g de monnaie à Etienne…), on mange un bout, puis on redescend pour un superbe trek dans les gorges de l’Ardèche à la tombée de la nuit. C’est superbe, et très confidentiel entre nous et la faune, endroit paradisiaque enfin redevenu tranquille après les journées chargées de touristes et de kayaks qui descendent la rivière.

 

Encore une fois, le prochain CP à la sortie des gorges se fait attendre… C’est loooooooong ! Surtout pour Maëlle qui n’a pas la carte et à qui Fabien a dit que ce trek serait plié en 1h (on mettra 4h)… Arrivé au CP, il reste à remonter sur le plateau pour dormir pendant la darkzone (la progression est interdite la nuit sur la section suivante à cause de la descente en rappel). On en profite pour faire une bonne pause, manger et recharger en eau. En repartant, on a de la peine à trouver le chemin. Une autre équipe (Issy Aventure) nous rejoint et nous indique qu’un tunnel permet de traverser sous la route interdite. L’autre équipe repart, on discute. On décide de retourner voir les bénévoles, confirmation qu’il y a un tunnel. Fatigués, on décide de suivre cette indication, en se disant que quand même c’est louche car on ne peut pas trop deviner qu’il existe ce tunnel… Heureusement, justice est rendue, on prendra bien une pénalité pour ça (56min), qu’on purgera à la toute fin de ce trek. Enfin en haut, on se pause pour 5h de sommeil, une méga nuit, génial ! La darkzone nous empêche de partir avant 4h50, mais on choisit quand même les 5h de sommeil pour viser un départ 5h30. On sort la tente pour l’occasion, dans laquelle il fera trop chaud et peu respirable, la bâche c’est quand même drôlement mieux. Pensée pour nos amis de No-limit qui sont arrivés sur la zone en milieu de notre nuit de 5h et qui étaient tout fringants ! On se réveille le lendemain en pleine forme…

Lien vers la seconde partie !

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